• Vol dans une boutique de Baigneux en 1718

    Un vol avec effraction dans une boutique des halles s’est produit une nuit de mars 1718. Il s’agit de la boutique de Mme Françoise GUENEPIN, veuve de Pierre GUENEBAULT, mercière de son état et on lui a volé pour plus de 400 livres de marchandises. Cette boutique est aujourd’hui la pharmacie. Les halles étaient alors ouvertes, il n’y avait que quatre boutiques situées à chaque coin et  un passage au milieu qui permettait de les traverser.

    Daniel MARTIN, 25 ans, marchand à Baigneux a été témoin de l’effraction et il dépose son témoignage devant Jean TREMISOT prévôt de Baigneux :

    Ce soir là, entre 11 heures et minuit, il se trouvait près des halles (vers le 8 à 8 à peu près)  et il entendit frapper quelques coups au dessus des  halles (vers la place du Monument). Le besoin « de faire ses nécessités » et la curiosité le firent se glisser dans les halles. Il entendit un peu de bruit du côté de la boutique de la veuve GUENEBAULT et il vit en tout 5 hommes. Trois d’entre eux, dont l’un était fort petit, l’un avait des sabots et le dernier  tenait une lumière dans une lanterne sourde, faisaient un trou dans le mur de la boutique. Pendant ce temps, les deux autres hommes faisaient le guet avec des fusils allant et venant d’un bout à l’autre des halles, lorsqu’ils se rejoignaient au milieu, à peu près à l’endroit où le témoin se cachait, il les entendit se dire : « ne vois-tu rien, n’entends-tu rien ? ».

    Quand il voulu sortir de sa cachette par peur d’être découvert, il fit du bruit et un des voleurs armé le poursuivit. Par chance celui-ci buta dans une pierre et tomba, le témoin entendit le fusil tomber, ce qui lui laissa le temps d’aller se réfugier chez son père.

    Daniel Martin a par ailleurs raconté à sa famille qu’il avait reconnu les voleurs, que trois des hommes étaient de Baigneux et que les deux autres y avaient résidé un temps, mais il n’a pas cité les noms.

    Par ailleurs on raconte que des épingles provenant du vol auraient été revendues à une marchande de Dijon (comment reconnaît-on des épingles ?)

    Que sont devenues les marchandises volées et qui sont les coupables ? L’histoire ne le dit pas.

    Extrait et mis en forme à partir des registres de la prévôté de Baigneux les Juifs

    Catherine Etienne


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  • Commentaires

    1
    Alain DAMOTTE
    Lundi 9 Août 2010 à 14:17

    C'est gigantesque le travail que vous avez fait!!!


    Surtout sur les inventaires BII 186. J'y retouve mes ancêtres SIREDEY de Grand Bois. Bravo! pour cette belle initiative car j'ai aussi des ancêtres à Baigneux. Bon courage.

    2
    Samedi 12 Janvier 2013 à 19:49

    Fascinating

     

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