• A l'occasion du centième anniversaire du début de la guerre de 1914-1918


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  • Nouveaux dépouillements :

    B II 186-6 (partiel)

    B II 186-8 en entier

    B II 186-9 (partiel)

    B II 186-16 (partiel)

    B II 186-17 (partiel)

    B II 186-18 (partiel

    B II 186-21 (partiel)

    B II 186-22 (partiel)

    B II 186-23 en entier

    B II 186-26 (enrichi)

    Voir l'article "Dépouillement du B II 186 des archives départementales de Dijon"


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  • Dans  "Un monument aux morts du XVe siècle : la Vierge au manteau peinte à l'église de Laval en Dauphiné. In: Comptes-rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 104e année, N. 1, 1960. pp. 40-44" (consultable sur http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/crai_0065-0536_1960_num_104_1_11124# ),  Paul Deschamps précise l'origine de cette représentation de la vierge :

    Au début du XIIIe siècle un moine cistercien raconta à son abbé qu'il avait été ravi en extase et s'était trouvé au Paradis. Il avait vu, parmi la foule des bienheureux, beaucoup de moines, mais pas un seul de son Ordre. Inquiet il s'approcha de la Vierge. Alors celle-ci, ouvrant les bras, écarta son vaste manteau sous lequel étaient groupés les religieux de Cîteaux. Ainsi manifestait-elle la prédilection qu'elle avait pour cet Ordre.

    L'art s'empara de cet aimable sujet qui expliquait si bien la protection accordée par la Vierge à ceux qui l'imploraient. Ce type iconographique prit le nom de la Vierge au manteau ou de Vierge de miséricorde.

    Dans de nombreuses œuvres d'art encore conservées, la Vierge étend son manteau tantôt sur les membres d'un Ordre religieux, tantôt sur l'humanité tout entière représentée par un petit nombre de personnages, d'un côté la hiérarchie ecclésiastique depuis le Pape jusqu'au moine mendiant, de l'autre côté des laïcs.

    Vierge au manteau de Fontaine-en-Duesmois               Vierge au manteau de Quemigny-sur-Seine

    Vierge au manteau de Fontaine-en-Duesmois           Vierge au manteau de Quemigny

     

     


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  • C’est seulement en 1599 que les habitants d ’Ampilly-les-Bordes obtiennent de leur seigneur, l’abbaye Saint Pierre de Flavigny, un contrat d’affranchissement. Avant cette date, ils étaient assujettis à la mainmorte, un droit qui permettait au seigneur de recevoir les biens des personnes décédées sans enfants. Bien que la coutume de Bourgogne de 1459 indiquait que le « duché de Bourgogne, n’a nuls hommes serfs de corps », ce droit perdurait encore dans certains lieux. Les habitants d’Ampilly ont donc protesté plusieurs fois auprès de leur seigneur « que pendant les guerres ils avoient assez couruz, tant en leurs personnes, bestiaux que aultres comoditez, ne leurs restant plus que le soufle, estant grandement engagés des sommes de deniers envers plusieurs particuliers … ». L’abbaye « mheu de pitié » mais n’ayant surtout pas envie que les habitants partent ailleurs leur a accordé la franchise de cette servitude. Pitié toute relative par ailleurs, car cela ne s’est fait qu’avec une contrepartie sonnante et trébuchante : augmentation de la taille (impôt), du droit de gîte (sur les maisons) et du droit de fournage.

     

    Charte des communes et affranchissements en Bourgogne Joseph Garnier Dijon 1918

    . Ca s'est passé à Ampilly-les-Bordes en 1599

    Ampilly les Bordes —extrait de « la  cerche des feux du bailliage de la Montagne » en 1423

    Catherine Etienne


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  • En  février 1870 la commune de Baigneux décide de constituer une subdivision de sapeurs-pompiers.
    Le 21/03/1870 un registre est ouvert pour les candidatures des volontaires.


    Constitution d’une subdivision de sapeurs-pompiers à Baigneux  en 1870

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    En avril 1870 le sous-préfet de Châtillon-sur-Seine donne son accord pour cette constitution :

    « Considérant que la commune de Baigneux est en mesure de subvenir aux frais d’acquisition d’une pompe à incendie, d’habillement et d’équipement pour la formation d’une subdivision de sapeurs-pompiers d’un effectif de 24 hommes ».

    Messieurs Nicolas Paul Girardot notaire, Rémond Arnault mécanicien et François Verrière tous conseillers municipaux sont chargés de désigner les hommes devant faire partie de la compagnie.

    24 hommes se sont inscrits sur la liste :

    1.     Eustache MOREAU            
    2.     Auguste MOREAU
    3.     HAIRON-VERNEVAUT
    4.     Athanase DEBIERE
    5.     Jean GOUDEAU
    6.     Blaise MAROT
    7.     Alfred POISSON
    8.     H. OLIVIER-CHAUVOT
    9.     Jacques PRIEUR
    10.  Léon AUVIGNE
    11.  Jean TOULOUSE
    12.  Joseph CHAMPRENAULT
    13.  Isidore GUILLEMINOT
    14.  Louis-Philippe LEFOL
    15.  Bernard LAMARE
    16.  Alfred PLAGELAT
    17.  Claude BLANCHOT
    18.  Isidore BERTRAND
    19.  Auguste ROUSSELET
    20.  Ernest BAUDOT
    21.  Louis-Charles QUINIER
    22.  Rémond BILLET
    23.  Jean OLIVIER
    24.  Hippolyte ROUARD

    « Le 24 avril 1870, les soussignés membres du conseil municipal réunis en conseil de recensement en la maison commune dudit lieu, en exécution d’un arrêté pris par Mr le Sous-Préfet de Châtillon-sur-Seine le 22 avril courant. Après avoir pris communication de la liste qui précède et qui contient l’engagement des hommes de bonne volonté dans la commune pour faire partie de la subdivision des sapeurs-pompiers.

    Considérant que tous les hommes inscrits sont très aptes au service dont il s’agit, qu’il n’existe aucun motif pour l’exclusion de l’un ou l’autre, qu’ils remplissent exactement l’effectif jugé  nécessaire pour la commune, ont été unanimement d’avis de désigner pour faire partie de la subdivision des sapeurs-pompiers de Baigneux les 24 signataires de la liste. » Signé ARNAULT-VERRIERE-GIRARDOT

    Une fois la compagnie constituée, il a fallu  l’équiper.

    Le 11 avril 1870, Jacques-Théodore GUENEAU adjoint agissant au nom de la commune de Baigneux commande à Mr A. DARASSE, fabricant de pompes à incendie et accessoires à Paris

    .                  Une pompe à incendie N°3 avec les accessoires : un chariot à flèche à 2 roues, 2 leviers, 2 tamis, 1 torche, 3 clés, 16m de boyaux en 2 longueurs, 1 lance avec orifice de rechange, 2 boulons de rechange, 1 cordage de 20 m à bilboquet, 1 manuel, 1 mâchoire contre la rupture des boyaux, 1 hache, les courroies nécessaires, des clous et des paillettes de rechange avec instruction . Prix 900 francs

    .                  24 casquettes en tôle vernie, jugulaires et haches en cuivre. Prix : 127 francs

    .                  24 ceintures de manœuvre en tissu de laine avec boucle et anneau. Prix 73 francs

    pour un montant  total de 1100 francs

    Constitution d’une subdivision de sapeurs-pompiers à Baigneux  en 1870

    Habillement des pompiers. Le 11 avril 1870 commande à Mr Noël GALLIEN marchand tailleur à Baigneux de

    .                  24 blouses en bonne toile de fil bleu, collets et poignets en velours avec ganse rouge et boutons uniformes pour sapeurs-pompiers

    .                  24 pantalons en coutil ou treillis fil toile écrue, avec 2 bandes rouges en laine sur les côtés

    Ces vêtements seront faits sur mesure pour un montant total de 345,60 francs

    Nomination d’officier. Le 22 août 1870 le sous-Préfet de Châtillon-sur-Seine envoie un courrier au ministre de l’intérieur : « J’ai l’honneur de prier Votre Excellence de bien vouloir proposer à S.M. l’Empereur, la nomination de Mr Bernard LAMARE au grade de sous-Lieutenant de la subdivision de sapeurs-pompiers nouvellement organisé à Baigneux-les-Juifs. Ce candidat réuni, pour occuper ce grade, toutes les garanties que nous pouvons désirer. »

    Armement des sapeurs-pompiers. Le 10 août 1870 le Préfet de Dijon informe le maire que le ministère de la guerre a décidé que 25 fusils et 25 sabres d’infanterie modèle 1831 seraient mis à sa disposition pour l’armement des sapeurs-pompiers de la commune.

    Sur la photo ci-dessous (où on ne compte que 21 pompiers)  datant de cette même année, on peut visualiser les équipements décrits plus haut.

    Constitution d’une subdivision de sapeurs-pompiers à Baigneux  en 1870

    Liste des officiers, sous-officiers, caporaux et sapeurs-pompiers faisant régulièrement partie de la subdivision de la commune de Baigneux-les-Juifs le 21/11/1907

    1.     Auguste BURTEY                sous-lieutenant
    2.     Louis BONTEMPS               sergent
    3.     Arthur LEGENDRE              caporal
    4.     Auguste LUCOTTE             caporal
    5.     Emile PIVOST                     tambour
    6.     François DELOY                  sapeur-pompier
    7.     Léon COUTURIER                     id
    8.     Emile GIGOT                            id
    9.     Jules MONGIN                          id
    10.  Henri ROUARD                          id
    11.  Eusèbe PETITARMAND                id
    12.  Bernard SAUVAGEOT                  id
    13.  Jules THENADEY                        id
    14.  Paul BERGERET                         id
    15.  Louis JEANGIN                          id
    16.  Joseph GUILLIER                      id

     

    (Source AD Dijon E Dep46)


    Catherine Etienne

     


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